Guérir le vaginisme

     Quel qu'en soit les caractéristiques (récent ou ancien, primaire ou secondaire, partiel ou global) le vaginisme se guérit très bien.

     Cependant, laisser passer le temps en se disant que les choses vont s'arranger d'elles-mêmes sans rien faire est une erreur: Il est très rare que le vaginisme se résolve tout seul. Au contraire, les douleurs répétées risquent de s'auto-entretenir selon le principe du cercle vicieux (cf. ci-dessous). L'accompagnement par un(e) thérapeute connaissant bien la problématique spécifique du vaginisme est nécessaire. Dans ce cas, le taux de guérison du vaginisme est très proche de 100% de réussite!

N.B.:Attention tout de même aux thérapeutes/coachs promettant une guérison en un temps record pour toute patiente présentant un vaginisme: il existe une grande variabilité de durée de prise en charge selon les patientes; Il est donc malhonnête de prétendre savoir à l'avance le nombre de séances nécessaires. Le travail corporel étant la clé de la réussite (cf "Les moyens thérapeutiques" ci-dessous), les thérapies à distance ne sont pas les plus adaptées. 

 

     La prise en charge du vaginisme consiste à faire prendre conscience à la patiente que son sexe peut, progressivement, accueillir une pénétration sans douleur, passant ainsi d'un "cercle vicieux" à un "cercle vertueux":

Du cercle vicieux au cercle vertueux

Chez la femme souffrant d'un vaginisme, il y a pour une raison consciente ou, le plus souvent, inconsciente une appréhension de la pénétration (cf causes du vaginisme). Cette peur d'anticipation va être à l'origine d'un "cercle vicieux":

Le cercle vicieux du vaginisme
Le cercle vicieux du vaginisme

     Tant qu'il n'y a pas d'action pour guérir ce cercle s'auto-entretient et l'association pénétration=douleur perdure...

     Le thérapeute va permettre un déconditionnement à la douleur et à la peur selon un cercle vertueux:

Le cercle vertueux pour guérir du vaginisme
Le cercle vertueux pour guérir du vaginisme

Les moyens thérapeutiques

  • Tout d'abord, la patiente peut, si elle le souhaite aborder les circonstances d'apparition de son vaginisme. Le but est de retrouver d'éventuelles causes du vaginisme afin de mieux "détricoter" ce réflexe de défense. Cependant avoir à l'origine du problème n'est pas absolument indispensable à sa guérison dans le cas du vaginisme. En effet, certaines femmes ne savent pas clairement quelles en sont les causes et parviennent à guérir. L'inverse est également vrai: Le fait de connaître le "pourquoi" du vaginisme n'entraîne pas nécessairement de changements concrets au niveau corporel. C'est pour cette raison qu'une thérapie psychanalytique n'est pas le plus adapté dans le cadre du traitement du vaginisme.

Guérir du vaginisme n'implique pas obligatoirement d'en retrouver la cause

  • L'anatomie féminine et le fonctionnement du corps sont ensuite décrits. En effet la majeure partie des organes sexuels féminins étant internes, "cachés" la jeune fille/ l'adolescente a besoin pour se le représenter qu'on lui explique comment est fait son sexe. Bien souvent cette éducation n'a pas eu lieu ce qui provoque ou entretient le vaginisme. 
  • L'utilisation de dilatateurs vaginaux permet un déconditionnement progressif du réflexe de défense à l'origine de la douleur (cf cercle vertueux ci-dessus). Les dilatateurs portent très mal leur nom puisqu'il ne s'agit pas de dilater ni d'étirer le vagin qui est tout à fait normal chez la patiente vaginique; Il s'agit simplement de rassurer le corps sur sa capacité à accepter une . pénétration sans douleur. Le thérapeute doit faire preuve de patience, de bienveillance et il doit respecter une progression propre à chaque patiente. N.B.: En France seuls les médecins, les sages-femmes et les kinésithérapeutes sont habilités à effectuer des  manœuvres internes dont l'utilisation de dilatateurs vaginaux. 
  • La respiration, la prise de conscience sensorielle et mentale font également partie de la thérapie.